Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : du costaud pour un atelier amateur ou un petit pro
Design et ergonomie : massif, fonctionnel, pas raffiné mais pratique
Solidité et fiabilité : du lourd, mais avec la patte "made in China"
Performance : ça perce fort, surtout dans le bois et le métal courant
Présentation : une fiche technique bien garnie pour du bricolage sérieux
Précision, laser et mandrin : efficace pour du travail propre
Points Forts
- Machine lourde et stable (71 kg, colonne 80 mm) adaptée à un atelier sérieux
- Puissance 750 W et 16 vitesses permettant de couvrir bois et métal sans trop de limites
- Mandrin autoserrant 1–16 mm, visée laser, inverseur de sens et étau 100 mm inclus
Points Faibles
- Encombrement important et poids élevé, pas adapté aux petits espaces ou aux usages occasionnels
- Finitions et réglages d’usine perfectibles, typiques d’une fabrication chinoise (quelques ajustements à prévoir)
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Fartools |
Une perceuse colonne de 71 kg dans un petit atelier, ça change la vie
Je vais être direct : cette perceuse colonne Fartools de 750 W, c’est clairement pas un petit jouet de bricoleur du dimanche. On est sur une machine de 1,58 m de haut, 71 kg sur la fiche, et dès qu’on déballe le carton on comprend que ça va prendre une vraie place dans l’atelier. Je l’utilise surtout pour le métal (petites pièces, ferronnerie légère, un peu de coutellerie) et du bois épais. Avant ça, j’avais une perceuse à colonne d’établi beaucoup plus légère, et la différence se voit tout de suite, surtout en stabilité et en confort de perçage.
Concrètement, j’ai monté la machine à deux, et je conseille vraiment de faire pareil. Poser le bloc moteur et la tête tout seul, ça doit être possible, mais c’est le genre de truc où tu peux vite t’abîmer le dos ou rater l’alignement. Une fois en place, par contre, ça bouge plus. La colonne de 80 mm et le poids total donnent une impression de machine sérieuse, pas un truc en tôle qui vibre dès qu’on approche un foret de 10 mm dans l’acier.
Je ne vais pas vendre du rêve : ça reste une perceuse chinoise de gamme bricolage+/petit atelier, ce n’est pas une machine industrielle à plusieurs milliers d’euros. Par contre, pour un particulier équipé ou un petit atelier qui veut une perceuse colonne un peu costaud sans exploser le budget, ça commence à être intéressant. Elle annonce 32 mm dans le bois et 16 mm dans le métal, et sur ce que j’ai testé, ces chiffres ne sont pas délirants, à condition d’utiliser des bons forets et de ne pas bourriner comme un fou.
Dans ce test, je vais rester terre à terre : ce qui m’a plu, ce qui m’a agacé, et à qui je conseillerais cette Fartools. Pas de discours marketing, juste un retour d’usage concret sur la stabilité, la précision, les vitesses, la visée laser, l’étau fourni, et tout ce qui fait qu’on est content (ou pas) de l’avoir dans l’atelier après quelques semaines.
Rapport qualité-prix : du costaud pour un atelier amateur ou un petit pro
Sur le rapport qualité-prix, je trouve que cette Fartools se place plutôt bien. On n’est pas sur le premier prix des perceuses colonnes, mais on n’est pas non plus dans les tarifs des grosses marques pro type machine industrielle. Pour le tarif habituel constaté (qui tourne souvent dans une fourchette moyenne pour une 750 W avec CM3), on a une machine lourde, stable, avec un moteur correct, 16 vitesses, un mandrin autoserrant, un étau de 100 mm et quelques bonus comme le laser et l’inverseur de sens.
Si je compare à des petites perceuses d’établi autour de 300–400 €, on est clairement un cran au-dessus en termes de gabarit, de stabilité, de capacité de perçage et de confort. Par contre, si on commence à regarder du côté des vraies machines pro européennes d’occasion, on peut parfois trouver des trucs plus costauds pour un tarif proche, mais souvent sans laser, sans inverseur, et avec plus de travail de remise en état. Là, on a du neuf, garanti 2 ans, prêt à tourner dès le montage.
Pour un bricoleur avancé qui fait beaucoup de métal et de bois, ou un petit artisan qui a besoin d’une perceuse colonne fiable mais n’a pas le budget (ni l’envie) d’investir dans une machine d’atelier haut de gamme, ça me paraît être un bon compromis. On paye un peu plus que pour du basique, mais on gagne en confort, en stabilité et en polyvalence. C’est typiquement le genre d’achat qu’on ne regrette pas si on l’utilise régulièrement.
Par contre, si tu fais trois trous par an dans du bois tendre, honnêtement, c’est trop gros et trop cher pour ton usage. Autant prendre une petite perceuse d’établi ou rester sur une bonne perceuse à colonne plus compacte. Cette Fartools prend de la place, pèse lourd, et c’est vraiment intéressant à partir du moment où tu as un vrai coin atelier et où tu passes du temps à percer, ajuster, tarauder. Dans ce cadre-là, le rapport qualité-prix est franchement correct.
Design et ergonomie : massif, fonctionnel, pas raffiné mais pratique
Niveau design, on est sur du gros outil jaune bien visible dans l’atelier, avec une base lourde, une colonne bien épaisse et une tête de perceuse assez volumineuse. Ce n’est pas une machine faite pour être belle, c’est clairement pensé pour être stable et fonctionnelle. Les proportions sont cohérentes : la base est large, la colonne de 80 mm inspire confiance, et la table de 290 x 290 mm est suffisante pour la plupart des petites pièces. Par contre, si tu veux percer des grandes plaques, il faudra bricoler avec des tréteaux ou un support maison, comme souvent avec ce type de perceuse.
Ce que j’ai bien aimé dans le design, c’est la table sur crémaillère avec manivelle. Monter ou descendre la table se fait sans galérer à soulever tout le poids. Elle est aussi inclinable et tournante, ce qui permet de faire des perçages en biais ou de dégager de la place pour percer de grandes pièces en utilisant directement la base comme support. Par contre, l’échelle d’angle et les repères ne sont pas au micron près, donc si tu cherches un angle ultra précis, il faudra sortir le rapporteur ou un comparateur et prendre ton temps pour l’alignement.
Les commandes sont assez simples : interrupteur marche/arrêt, arrêt coup de poing, inverseur de sens, poignée de descente de broche classique à trois branches. Rien de très original, mais on s’y retrouve tout de suite. Le carter des poulies est asservi, c’est-à-dire que la machine ne démarre pas si le capot est ouvert, ce qui est un minimum en sécurité. Par contre, l’accès aux courroies pour changer la vitesse pourrait être un poil plus pratique : ce n’est pas dramatique, mais si tu changes souvent de vitesse dans la même séance, ça devient un petit rituel un peu pénible.
Niveau encombrement, il faut quand même prévoir une zone dédiée. Avec 1,58 m de haut et une base qui doit faire dans les 50–60 cm de profondeur, tu ne la rentres pas dans un coin entre deux étagères sans réfléchir. Prévois aussi de pouvoir tourner autour un minimum pour manipuler les pièces, régler la table, etc. Pour un petit garage déjà plein, ça se réfléchit. Mais une fois installée, l’ergonomie générale est correcte : tout est à portée de main, la hauteur de travail est convenable pour quelqu’un autour de 1,70 m – 1,80 m, et la visibilité sur la zone de perçage est bonne, surtout avec le laser.
Solidité et fiabilité : du lourd, mais avec la patte "made in China"
Niveau solidité, le premier bon point, c’est tout simplement le poids et la section des éléments principaux. La base est massive, la colonne de 80 mm ne fait pas jouet, et la tête de perceuse est bien lourde. On sent que la structure en métal est là pour durer si on ne maltraite pas la machine. Pour une perceuse de cette gamme, c’est plutôt rassurant. On n’est pas sur une vieille perceuse européenne des années 70, mais ça ne sonne pas creux non plus quand on tape dessus.
Par contre, on sent aussi le côté fabrication chinoise sur certains détails : petites bavures de peinture, ajustements pas toujours parfaits sur les carters, graduations un peu approximatives. Rien qui empêche de travailler, mais il ne faut pas s’attendre à une finition de machine industrielle. Je conseille de prendre un peu de temps au début pour tout vérifier : serrage des vis, alignement de la table, tension des courroies, et éventuellement un léger réglage de la visée laser. C’est du temps gagné pour la suite.
La garantie constructeur est de 2 ans, avec disponibilité des pièces détachées annoncée sur la même durée. C’est correct sans être fou. Pour une machine d’atelier, on aimerait toujours un peu plus, mais à ce niveau de prix, c’est dans la norme. Vu la construction, je ne suis pas inquiet pour la structure elle-même (colonne, base, tête). Les points à surveiller sur le long terme seront plutôt : les roulements de broche, le mandrin autoserrant, et éventuellement le système de crémaillère de la table si on le malmène.
Après quelques semaines d’utilisation, je n’ai pas noté de jeu qui apparaît ou de bruit suspect. Le moteur tourne rond, les courroies restent en place, et la machine garde ses réglages. Évidemment, ce n’est pas un retour après 5 ans, mais en se basant sur le gabarit et le ressenti, je dirais que pour un usage régulier mais pas intensif industriel (quelques heures par semaine), elle devrait tenir sans gros souci, à condition d’être un minimum entretenue : nettoyage, vérification des serrages, un peu de lubrification là où il faut, et éviter de la pousser au maximum de ses capacités en permanence.
Performance : ça perce fort, surtout dans le bois et le métal courant
Sur la partie performance pure, cette Fartools fait clairement le job. Les 750 W suffisent largement pour tout ce qui est perçage classique dans l’acier doux, l’alu et le bois. J’ai passé des forets de 10–12 mm dans de l’acier de 5–8 mm d’épaisseur sans qu’elle cale, à condition d’être sur la bonne vitesse et d’avancer raisonnablement. La plage de vitesses de 180 à ~2700 tr/min permet d’adapter à peu près à tout : bas régime pour les gros diamètres dans l’acier, haut régime pour les petits diamètres ou le bois.
La course de broche de 85 mm est confortable : on peut percer des pièces un peu épaisses sans avoir à remonter la table toutes les deux minutes. C’est surtout appréciable dans le bois, quand tu as des bastaings ou des pièces de charpente à percer proprement. La machine reste stable, les vibrations sont contenues, et on sent que le poids global aide beaucoup. Par rapport à une petite perceuse d’établi légère, la différence de confort est nette : moins de vibrations, moins de bruit de tôle, et surtout moins de risque de voir la pièce partir si on ne la bloque pas parfaitement.
Pour le taraudage, l’inverseur de sens est pratique. On peut descendre en marche avant, puis remonter en marche arrière pour sortir le taraud sans tout dévisser à la main. Ça ne remplace pas une vraie taraudeuse avec contrôle de couple, donc si tu bourrines avec un gros taraud dans de l’acier dur, tu peux quand même casser, mais pour du M6/M8 dans de l’acier standard ou de l’alu, ça fonctionne correctement. Il faut juste être un minimum délicat sur la descente et bien lubrifier.
Le seul point où je nuancerais, c’est sur les limites de couple. Les 2,1 Nm annoncés, on les sent : pour des diamètres extrêmes dans l’acier (proche des 16 mm), ce n’est pas une fraiseuse, donc il faut bien régler la vitesse au plus bas, bien brider la pièce, et y aller tranquille. Si tu restes dans des diamètres raisonnables (jusqu’à 12–14 mm dans l’acier, 30+ dans le bois), la machine se comporte bien, ne chauffe pas excessivement et garde une rotation régulière. Pour un atelier amateur ou un petit artisan, c’est largement suffisant tant qu’on ne lui demande pas un travail d’usine 8 heures par jour.
Présentation : une fiche technique bien garnie pour du bricolage sérieux
Sur le papier, la Fartools envoie du lourd pour une perceuse colonne destinée aux particuliers et petits ateliers : 750 W, 16 vitesses de 180 à environ 2700 tr/min, un mandrin autoserrant 1–16 mm, un cône Morse CM3, une course de broche de 85 mm et une capacité annoncée de 32 mm dans le bois et 16 mm dans le métal. La hauteur totale est de 1,58 m, avec un col de cygne de 176 mm et une colonne de 80 mm de diamètre. Elle est livrée avec un étau de 100 mm et une table de 290 x 290 mm sur crémaillère, inclinable et tournante.
En pratique, ça donne une machine assez polyvalente. Les 16 vitesses permettent de passer de la petite perce sur acier avec un petit foret à des perçages plus gros dans le bois sans trop bricoler. On change la vitesse par courroies dans le carter en haut, classique. On a aussi une visée laser pour centrer le perçage, et un inverseur de sens pour le taraudage, ce qui est plutôt rare dans cette gamme de prix. Il y a un gros bouton d’arrêt coup de poing en façade, ce qui est rassurant quand on travaille des pièces un peu lourdes ou quand on débute.
Le mandrin autoserrant 16 mm, c’est un point que j’apprécie bien : pas besoin de chercher la clé de mandrin toutes les 5 minutes. Par contre, qui dit autoserrant dit aussi qu’il faut vérifier de temps en temps le serrage si on force un peu dans le métal, parce que ça peut légèrement se desserrer avec les vibrations si on est trop confiant. Le cône CM3, lui, permet théoriquement de monter d’autres mandrins ou accessoires si on veut faire évoluer la machine plus tard, ce qui est un bon point si on a un atelier qui grossit.
Globalement, la fiche technique est cohérente avec l’usage : ce n’est pas une perceuse de production, mais c’est largement suffisant pour un atelier de mécanique amateur, un artisan qui fait un peu de tout, ou un bricoleur qui veut arrêter de se battre avec une perceuse portative sur pied magnétique. Les fonctions comme le laser, l’inverseur et l’étau fourni sont des petits plus appréciables, même si, on va le voir, tout n’est pas parfait et il y a deux-trois détails qui font un peu "machine chinoise" classique.
Précision, laser et mandrin : efficace pour du travail propre
Sur l’efficacité globale, ce qui ressort surtout, c’est le gain de précision par rapport à une perceuse portative ou une petite perceuse d’établi premier prix. La broche a peu de jeu, le mandrin autoserrant tient correctement les forets, et la table est suffisamment rigide pour éviter les gros défauts d’alignement. En prenant un peu de temps pour régler la hauteur et bien serrer les pièces dans l’étau, j’ai obtenu des perçages propres, bien d’équerre, avec peu de bavures, surtout dans l’acier et l’alu.
La visée laser, c’est le gadget qui peut paraître un peu "too much" au début, mais en pratique, ça aide bien à gagner du temps. Le faisceau croisé permet de positionner rapidement la pièce sans faire 15 essais à blanc. Ce n’est pas au dixième de millimètre, donc pour de la mécanique de précision, il faudra quand même tracer sérieusement et se caler au pointeau, mais pour de la quincaillerie, des supports, des équerres, etc., ça fait gagner quelques minutes sur chaque pièce. Il faut juste vérifier de temps en temps que le laser est encore bien aligné, parce que sur ce genre de machines, un petit choc peut le dérégler légèrement.
Le mandrin autoserrant 1–16 mm est confortable à l’usage. On change d’outil rapidement, ça tient bien les forets standards et les forets étagés. J’ai remarqué que si on force vraiment dans le métal avec de gros diamètres, il peut y avoir un très léger glissement si le serrage n’était pas franc au départ, mais rien de dramatique. Pour quelqu’un qui enchaîne les perçages de différents diamètres, c’est clairement un plus par rapport à un mandrin à clé classique, surtout quand on passe souvent du foret au taraud et inversement.
En résumé, pour un usage "atelier amateur sérieux" ou petit pro, l’efficacité est là : perçages propres, répétables, avec un minimum de réglages. On n’est pas sur une machine de métrologie, mais on sent qu’avec un peu de méthode (brider les pièces, vérifier les vitesses, utiliser des forets corrects), on peut sortir du travail très propre. Ceux qui viennent d’une petite perceuse d’établi bas de gamme verront tout de suite la différence en termes de régularité, de bruit et de qualité de perçage.
Points Forts
- Machine lourde et stable (71 kg, colonne 80 mm) adaptée à un atelier sérieux
- Puissance 750 W et 16 vitesses permettant de couvrir bois et métal sans trop de limites
- Mandrin autoserrant 1–16 mm, visée laser, inverseur de sens et étau 100 mm inclus
Points Faibles
- Encombrement important et poids élevé, pas adapté aux petits espaces ou aux usages occasionnels
- Finitions et réglages d’usine perfectibles, typiques d’une fabrication chinoise (quelques ajustements à prévoir)
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, cette perceuse colonne Fartools 750 W, c’est une grosse machine sérieuse pour ceux qui ont un atelier un minimum structuré et qui veulent arrêter de bricoler avec du matériel trop léger. Elle est lourde, stable, assez puissante pour la plupart des travaux en bois et en métal courant, et les 16 vitesses permettent de s’adapter à pas mal de situations. Le mandrin autoserrant, la visée laser, l’inverseur de sens pour le taraudage et l’étau fourni apportent un vrai confort au quotidien, même si tout n’est pas parfait dans les finitions.
Je la conseille clairement à : un bricoleur avancé qui bosse souvent le métal/bois, un petit atelier de mécanique amateur, ou un artisan qui a besoin d’une perceuse colonne fiable sans partir sur du matériel industriel. Ceux qui passent plusieurs heures par semaine à percer et tarauder y trouveront leur compte. En revanche, si tu as un garage minuscule, peu d’usage, ou que tu cherches une précision de machine-outil haut de gamme, ça ne sera pas le bon choix : trop encombrant pour un usage occasionnel, pas au niveau d’une vraie machine de production pour un atelier intensif.
En résumé : machine costaude, efficace, au rapport qualité-prix honnête, avec quelques concessions typiques du "made in China" sur les finitions, mais rien de bloquant pour travailler proprement. Si tu acceptes ça et que tu as la place, c’est un bon investissement pour passer un cap dans ton atelier.