Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu es déjà chez Makita
Design et prise en main : du Makita classique, efficace mais pas parfait
Autonomie et gestion des deux batteries : pratique mais à anticiper
Solidité et longévité : du costaud, mais ça reste de l’électroportatif
Performance de coupe : ça envoie, mais ce n’est pas une 2000 W filaire
Ce que tu achètes vraiment avec cette DHS710ZJ
Points Forts
- Bonne puissance pour une scie sans fil 36 V, coupe propre dans panneaux et bois courant
- Construction robuste avec parties en magnésium et coffret Makpac pratique pour le transport
- Confort d’usage sans câble, ergonomie simple et efficace pour un usage pro régulier
Points Faibles
- Machine vendue sans batteries ni chargeur, investissement important si on part de zéro
- Moins nerveuse qu’une grosse scie filaire 2000 W sur du bois massif épais et débit intensif
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Makita |
Une grosse scie sans fil pour bosser sérieux
Je vais faire simple : j’ai utilisé cette Makita DHS710ZJ pendant quelques semaines sur chantier et en atelier, principalement pour couper des panneaux OSB, du MDF et un peu de bois massif. L’idée, c’était de voir si une scie circulaire 36V sur batteries pouvait vraiment remplacer ma vieille filaire 2000 W pour la plupart des découpes. Je ne suis pas là pour vendre du rêve, juste pour dire ce que ça donne en conditions réelles. Globalement, ça fait le job, mais il faut savoir dans quoi on met les pieds.
Le premier truc qui m’a marqué, c’est la liberté de mouvement. Pas de câble qui traîne, pas besoin de chercher une prise ou de tirer une rallonge de 30 mètres. Sur toiture, en rénovation ou dans une maison encore sans courant, c’est clairement un plus. Par contre, il faut accepter de trimballer deux batteries 18 V et de gérer leur charge, donc c’est un autre style de contraintes. On gagne d’un côté, on perd un peu de l’autre.
En termes de puissance, on n’est pas au niveau d’une grosse filaire de 2000 W, ça se sent dès qu’on attaque du bois épais ou des coupes longues dans du dur. Mais pour du panneau, de l’ossature légère, de la petite charpente ou de la menuiserie courante, ça tient plutôt bien la route. Il faut juste adapter ses attentes : ce n’est pas une scie de scierie, c’est une machine à accus qui vise la mobilité et le confort.
Si tu bosses déjà en Makita 18 V avec des batteries 5 Ah ou 6 Ah, cette scie commence à avoir du sens. Si tu n’as aucune batterie Makita, là par contre, l’addition grimpe vite et il existe peut‑être des options plus logiques. Dans ce test, je te détaille ce que j’ai aimé, ce qui m’a agacé, et pour quel type d’usage je la trouve vraiment intéressante. Ce n’est pas parfait, mais clairement utilisable pour du boulot pro ou du gros bricolage sérieux.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu es déjà chez Makita
Sur le rapport qualité‑prix, tout dépend vraiment de ta situation. La machine seule en coffret Makpac, sans batteries ni chargeur, reste dans la fourchette haute des scies circulaires sans fil, mais on paie le côté 36 V, lame 190 mm et la marque Makita. Si tu as déjà plusieurs batteries 18 V Makita et un chargeur, là ça devient plutôt un bon investissement : tu ajoutes une grosse scie à ton parc sans exploser ton budget. Dans ce cas‑là, je trouve que le rapport qualité‑prix est franchement pas mal.
Par contre, si tu pars de zéro, il faut additionner : la scie + deux batteries 5 Ah (voire 4 si tu veux être tranquille) + un chargeur rapide. Et là, on arrive sur un ticket qui commence à piquer un peu pour un simple bricoleur qui fait trois chantiers par an. Dans ce cas, soit tu pars sur une version en pack complet (si trouvable), soit tu regardes une bonne scie filaire moins chère et plus puissante, quitte à te trimballer un câble. Pour quelqu’un qui ne bosse pas souvent, la filaire reste plus rentable.
Ce qui joue en faveur de cette DHS710ZJ, c’est sa polyvalence : elle couvre pas mal de besoins (menuiserie, charpente légère, rénovation) et évite d’acheter plusieurs scies différentes. Elle est aussi assez bien notée par les utilisateurs (4,7/5), ce qui montre que la majorité trouve qu’elle vaut son prix, au moins en usage pro ou intensif. Mais il faut accepter quelques compromis : une puissance un peu en dessous d’une grosse filaire, et le coût des batteries sur le long terme.
En résumé, niveau valeur, je dirais : bon rapport qualité‑prix si tu es déjà équipé en Makita 18 V et que tu t’en sers souvent. Pour un débutant qui n’a rien et qui veut juste faire deux découpes de temps en temps, il y a clairement plus simple et moins cher. C’est une machine qui prend tout son sens dans un contexte pro ou semi‑pro, pas comme petit outil d’appoint occasionnel.
Design et prise en main : du Makita classique, efficace mais pas parfait
Niveau design, on est sur du Makita très classique : coque noir et bleu, poignée bien marquée, tout est pensé pour être fonctionnel plutôt que joli. La machine pèse autour de 4,7 kg sans compter les batteries, donc une fois les deux accus 5 Ah montés, on sent clairement le poids. Ce n’est pas une plume, mais pour une 36 V avec lame de 190 mm, ce n’est pas choquant non plus. On comprend vite que ce n’est pas une scie de finition ultra légère, mais plutôt un outil pour du boulot sérieux.
La poignée principale est bien dessinée, avec un revêtement qui accroche bien, même avec les mains un peu moites ou poussiéreuses. Le fait que certaines parties soient en magnésium donne une impression de solidité sans transformer la scie en enclume. Les commandes (gâchette, sécurité) tombent bien sous les doigts, on n’est pas obligé de se contorsionner pour lancer la coupe. Après quelques minutes, on a le truc en main et on ne réfléchit plus trop à la position des boutons.
Ce que j’ai apprécié, c’est la visibilité sur la ligne de coupe. Ce n’est pas parfait, surtout quand la sciure commence à s’accumuler, mais on voit ce qu’on fait. Le carter de lame est correct, il fait le taf, et les réglages d’angle et de profondeur sont assez simples : des leviers à desserrer, on règle, on resserre. Rien de révolutionnaire, mais ça fonctionne. Par contre, comme souvent, si tu as des gants un peu épais, certains serrages sont un peu pénibles à manipuler.
En résumé, le design est pragmatique : ce n’est pas une machine pour frimer, c’est une machine pour couper. On sent que c’est pensé pour le chantier plus que pour l’atelier de hobbyiste. Le seul vrai reproche côté design, c’est le combo poids + deux batteries : à la longue, sur des séries de coupes ou en position inconfortable (au-dessus de la tête, par exemple), ça fatigue les bras. Mais bon, on sait à quoi s’attendre en prenant une 36 V avec lame de 190 mm.
Autonomie et gestion des deux batteries : pratique mais à anticiper
Côté batterie, il faut bien comprendre le principe : cette scie tourne en 36 V via 2 batteries 18 V. Si tu n’en as qu’une de chargée, tu ne coupes rien. Il faut donc toujours penser en paire d’accus. Avec deux batteries de 5 Ah, j’ai pu enchaîner pas mal de coupes dans du panneau avant de sentir la baisse de régime. Pour donner une idée, sur une demi‑journée de travail avec des coupes régulières mais pas en continu, ça tient. Si tu fais du débit intensif non‑stop, il faudra clairement une deuxième paire de batteries en réserve.
Les utilisateurs Amazon le disent aussi : le mieux c’est d’avoir des 5 Ah ou 6 Ah. En dessous (genre 3 Ah), ça va tourner, mais tu vas passer ta vie à recharger. Et comme ce modèle est vendu sans batteries ni chargeur, le budget grimpe vite si tu dois tout acheter. Pour quelqu’un qui a déjà 4 ou 6 batteries Makita 18 V au boulot, ça passe beaucoup mieux et ça devient cohérent dans un parc existant.
Un point à noter : quand les batteries commencent à fatiguer, on sent un peu la machine perdre en nervosité. Ce n’est pas brutal, mais tu sens que ça tire moins. Je conseille de ne pas attendre la panne totale pour les changer, surtout si tu es en train de faire une coupe précise. Avec un bon chargeur rapide, tu peux tourner en rotation de batteries sans trop de temps mort, mais il faut un minimum d’organisation, surtout sur chantier où plusieurs machines tirent sur les mêmes accus.
En résumé, l’autonomie est correcte pour une 36 V, mais il ne faut pas espérer couper toute une journée avec une seule paire de batteries si tu bosses dur. Pour un bricoleur qui fait ses travaux le week‑end, deux 5 Ah suffisent largement. Pour un pro qui enchaîne les chantiers, je viserais plutôt 4 batteries minimum et un bon chargeur. C’est jouable, mais ça fait partie du coût global de la machine, qu’il ne faut pas oublier.
Solidité et longévité : du costaud, mais ça reste de l’électroportatif
Niveau solidité, on est sur du Makita classique : ce n’est pas indestructible, mais c’est clairement pensé pour encaisser le chantier. Le carter en magnésium donne une bonne impression de robustesse, et la scie ne fait pas jouet du tout. On sent qu’on peut la poser un peu brutalement, l’embarquer dans le fourgon, la sortir tous les jours sans qu’elle parte en morceaux au bout de trois semaines. Les avis Amazon sont plutôt bons sur ce point, avec une moyenne autour de 4,7/5 sur plusieurs centaines d’avis, ce qui est rassurant.
Après, soyons honnêtes : comme toute machine à batterie, la vraie limite sur la durée, ce sont souvent les accus plus que la scie elle‑même. Les batteries Li‑Ion tiennent bien, mais au bout de quelques années d’usage intensif, elles perdent en capacité. Ce n’est pas spécifique à ce modèle, c’est juste la réalité de ce type de matériel. La scie en elle‑même, si tu la gardes propre, que tu ne la laisses pas rouiller sous la pluie et que tu changes la lame quand il faut, devrait tenir plusieurs années en usage pro normal.
Les spécifications mentionnent des normes CE, GS, donc on est sur quelque chose de conforme aux standards de sécurité. Les pièces mobiles (capot, semelle, leviers) ne font pas cheap. En manipulant les réglages d’angle et de profondeur, on ne sent pas de jeu exagéré. Ça reste de la mécanique d’outillage électroportatif, donc pas au niveau d’une machine stationnaire, mais c’est suffisant pour garder des réglages fiables dans le temps si on ne bourrine pas dessus.
En résumé, pour la durabilité, je dirais que c’est fiable pour un usage régulier, à condition de l’entretenir un minimum : souffler la poussière, vérifier les serrages, ne pas la laisser tomber d’un échafaudage. Ce n’est pas une machine jetable, mais ce n’est pas non plus un tank indestructible. Pour un artisan ou un gros bricoleur soigneux, elle devrait tenir plusieurs années sans souci majeur.
Performance de coupe : ça envoie, mais ce n’est pas une 2000 W filaire
Sur la performance pure, la DHS710ZJ est franchement solide pour une scie à batterie. Les 4600 tr/min et le 36 V donnent une coupe assez fluide dans tout ce qui est panneaux de particules, OSB, médium et bois résineux. Sur des panneaux de 18 à 22 mm, ça traverse sans broncher, on n’a pas l’impression de forcer, à condition d’utiliser une lame en bon état. Pour de la découpe de plancher, de l’ossature bois légère ou de la petite charpente, elle tient bien la cadence.
Là où on voit les limites, c’est sur du bois massif épais ou des coupes très longues dans du matériau dense. Par exemple, dans du bastaing bien sec, en coupe longue, on sent que ça ralentit un peu si on pousse trop fort. Il suffit de lever un peu le pied et d’accepter de couper un peu moins vite. Ce n’est pas dramatique, mais si tu es habitué à une scie filaire 2000 W, tu sens clairement qu’on n’est pas au même niveau de nervosité. Les avis Amazon le disent aussi : ça reste une scie sur accus, donc il faut être raisonnable sur ce qu’on lui demande.
En termes de précision, avec la lame d’origine, le résultat est correct. Les coupes sont droites si on guide bien la machine et qu’on utilise un rail ou un guide parallèle. Pour du mélaminé, par contre, il y a un peu d’éclats si on attaque trop vite, donc là une meilleure lame s’impose si tu veux un rendu plus propre pour de la cuisine ou du meuble apparent. Sur le bruit, plusieurs utilisateurs parlent de machine assez silencieuse, et je confirme que, pour une scie circulaire, ça reste raisonnable. On n’est pas dans le silence, mais ce n’est pas une turbine infernale non plus.
Au final, niveau performance, je dirais : rien d’extraordinaire mais efficace. Pour 90 % des découpes qu’on fait en rénovation ou en menuiserie courante, elle s’en sort très bien. Pour du gros débit intensif toute la journée dans du bois dur, je garderais quand même une bonne filaire sous la main. C’est une machine qui vise un compromis entre puissance et mobilité, pas un monstre de puissance brute.
Ce que tu achètes vraiment avec cette DHS710ZJ
Concrètement, la Makita DHS710ZJ, c’est une scie circulaire 36 V qui fonctionne avec 2 batteries 18 V en parallèle. Important : dans cette version, tu n’as que la machine et le coffret Makpac, aucune batterie ni chargeur. Donc si tu n’es pas déjà équipé en Makita 18 V, il faut rajouter le prix de deux batteries (idéalement 5 Ah ou 6 Ah) plus un chargeur correct. Ça change complètement le rapport qualité/prix si tu pars de zéro.
La scie accepte des lames de 190 mm, avec une profondeur de coupe confortable pour la plupart des travaux courants. La lame fournie (48 dents en acier au carbone) est correcte pour du bois et des panneaux, mais si tu veux un rendu plus propre sur du mélaminé ou du stratifié, à mon avis, il faudra investir dans une lame plus haut de gamme. Sur le papier, on a 4600 tr/min, une inclinaison jusqu’à 45°, et une construction annoncée en magnésium pour certaines parties, ce qui aide un peu sur le poids.
Le coffret Makpac, c’est un détail, mais en pratique c’est bien. La machine se range correctement, ça se stocke facilement dans un fourgon, ça se clipse avec d’autres coffrets. Pour ceux qui trimballent beaucoup de matos, c’est quand même plus propre que de jeter la scie en vrac dans le coffre. Par contre, il n’y a pas cinquante accessoires dedans : c’est vraiment la scie, la lame, la clé et basta.
Au final, ce que tu achètes, c’est surtout une scie circulaire sans fil orientée pro ou gros bricoleur, pensée pour ceux qui ont déjà de l’outillage Makita 18 V. Si tu cherches une première scie pour deux découpes par an, c’est un peu surdimensionné et cher une fois que tu ajoutes les batteries. Si tu bosses régulièrement et que tu veux arrêter de te battre avec les rallonges, là le concept commence à devenir intéressant.
Points Forts
- Bonne puissance pour une scie sans fil 36 V, coupe propre dans panneaux et bois courant
- Construction robuste avec parties en magnésium et coffret Makpac pratique pour le transport
- Confort d’usage sans câble, ergonomie simple et efficace pour un usage pro régulier
Points Faibles
- Machine vendue sans batteries ni chargeur, investissement important si on part de zéro
- Moins nerveuse qu’une grosse scie filaire 2000 W sur du bois massif épais et débit intensif
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, la Makita DHS710ZJ est une bonne scie circulaire sans fil 36 V, pensée pour bosser sérieusement. Elle offre une puissance correcte, une coupe propre dans la plupart des matériaux courants et un vrai confort grâce à l’absence de câble. On sent que c’est du matériel conçu pour le chantier, avec une construction solide, un coffret Makpac pratique et une ergonomie globale bien pensée. Ce n’est pas une révolution, mais ça fait clairement le job pour un menuisier, un charpentier ou un bricoleur bien équipé.
Il faut quand même être clair sur ses limites : on n’est pas au niveau d’une grosse scie filaire 2000 W pour le débit intensif dans du bois dur, et le poids avec les deux batteries se fait sentir sur la durée. Le gros point à surveiller, c’est le coût global si tu n’as pas encore de batteries Makita 18 V : la machine seule n’est pas délirante, mais dès que tu ajoutes 2 ou 4 accus et un chargeur, la facture grimpe vite. C’est pour ça que je la recommande surtout à ceux qui sont déjà dans l’écosystème Makita ou qui ont un vrai usage régulier.
En résumé : très bon outil pour les pros et gros bricoleurs qui veulent une scie sans fil capable de remplacer le filaire dans 80–90 % des cas. Si tu cherches une scie pas chère pour un usage ponctuel, passe ton chemin et regarde une filaire plus simple. Si tu veux gagner en mobilité sur chantier et que tu as déjà des batteries Makita, cette DHS710ZJ a clairement du sens.